Parce qu’un échangeur thermique représente parfois, notamment dans le secteur industriel, un investissement conséquent, les professionnels s’interrogent avec angoisse sur sa durée de vie. Que faut-il savoir à ce sujet ?
Echangeur thermique : tout savoir sur sa durée de vie
En effectuant des recherches, un industriel, un professionnel peut apprendre que la longévité d’un échangeur de chaleur peut osciller entre dix et vingt ans. Une fourchette très large qui peut inquiéter, d’autant que cette durée de vie s’accompagne de l’obligation d’un entretien régulier.
Comment expliquer ce flou qui entoure cette durée de fonctionnement ; puisque c’est bien de cela dont nous parlons, au final, quand nous souhaitons obtenir cette information ?
Tout simplement parce que chaque échangeur thermique, surtout dans le secteur industriel, est fabriqué sur-mesure pour répondre à des besoins qui sont toujours particuliers. Aucune machine n’est similaire à une autre, ce qui peut influer sur sa durée de vie.
Il est évident que la fréquence d’utilisation a une importance capitale sur l’usure prématurée de la machine, tout comme le fait que le professionnel ait la présence d’esprit d’accorder de l’importance à l’entretien de sa machine, de manière très régulière.
Plusieurs choses peuvent l’inciter à le faire, notamment une baisse de puissance, des dysfonctionnements de plus en plus réguliers, une montée ou une baisse en température qui ne se fait plus avec précision, mais aussi une consommation énergétique excessive qui se répercute sur la facture.
Comment augmenter la durée de vie d’un échangeur thermique
Il est possible d’augmenter la durée de vie de son échangeur thermique. Comme nous venons de le voir, les raisons de le faire sont nombreuses et peuvent coûter cher à l’entreprise, ce qui peut être un moteur.
Le fait que la machine ne fonctionne pas comme elle le devrait implique une baisse de la productivité, mais il est possible dans certaines circonstances que la température que l’on cherche à atteindre soit une condition sine qua none pour arriver à un résultat donné.
Par exemple, pour pasteuriser le lait et enlever les germes et les bactéries, il faut atteindre pendant un temps très court (10 secondes) la température de 75°. Cela fait donc deux contraintes à respecter, ce qui ne sera pas possible avec un échangeur thermique défectueux ou défaillant.
Pour qu’un échangeur à chaleur fonctionne de manière optimale pendant des années, il ne faut donc pas sous-estimer l’entretien qui doit être fait de la machine.
Cela consiste en le fait de nettoyer les différentes pièces. Parce qu’il peut être contraignant de le faire dans l’entreprise, les plaques ; s’il s’agit de ce type de modèle ; peuvent être envoyées dans une entreprise spécialisée ; endroit où l’on peut aussi acheter des joints de remplacement ; qui peuvent s’user très vite.
Les plaques nettoyées et remises à neuf (plutôt que remplacées), les joints neufs qui viennent à la place de ceux qui se distendent face à l’utilisation fréquente, sont autant d’éléments qui peuvent améliorer la durée de vie de la machine.
Il ne faut pas oublier de nettoyer tout le reste, par le biais d’eau à haute pression ou de vapeur, voire de produits chimiques dans le pire des cas, en passant par une personne formée à cet effet.